Coups de résultat
J’avais essayé de rendre tout cela cohérent…mais j’effacais beaucoup trop de vos morceaux. Alors par soucis de respect et d’originalité, j'ai arrété et je n’ai effacé que les phrases vraiment pas "casables", j’ai tout mélangé. Alors, le résultat est spécial, un roman, et du "grand n'importe quoi"…mais c’est le votre. J’ai juste essayé de conclure. Pour ceux que ca n'intéréssent pas, ou ceux qui n'étaient pas présents pour la rédaction, ce que je peux facilement comprendre, ne vous lancez pas dans la lecture. Vous ne comprendriez rien et c'est trés long ! En tous cas, il m'a bien fait rire. Merci.
J'ouvre un oeil, puis le deuxiéme. Je regarde l'heure, il est 12h10. Je m'assois. Je suis seule dans cette chambre que je ne connais pas. Prise de panique, je me dirige vers la porte, je cours, traverse le couloir, descends l'escalier. J'ouvre la porte, sors et reconnais cette ville, voisine de la mienne. Je me dirige vers la gare. Je ne sais pas comment j'ai fait pour me retrouver la.
Les questions fusent. Je me souviens juste être chez moi hier soir. Aprés quelques coups de téléphone, Nadia et moi avions prévu de sortir. Puis tout se brouille dans mon esprit, je ne me souviens plus de rien...En courant, j'essaie de me souvenir, je n'ai que quelques bribes de pensées incohérantes , ce rendez vous avec Nadia, puis ce bruit sourd, une lumière vive, je me souviens d'un homme, beau et séduisant au regard envoutant, puis cette lumière. C'est étrange, j'étais comme dans un rêve, une autre dimension ... Nadia me criant dessus...
J'ai mal à la tete ... Et qu'est ce que je fais ici ? Tout cela m'énèrve, je ressens une certaine angoisse, vite Nadia ! Je l'appelle. Mon téléphone, je n'ai plus mon téléphone, il me semblait pourtant l'avoir prit ! Je suis sure de l'avoir, j’ai regardé l’heure tout à l’heure !! Ah le voila ouf ! J'essaie alors d'appeler Nadia. Un répondeur me dit que ce numéro n'est pas attribué. J'essaie à nouveau, toujours le même message. Je sens l'angoisse monter en moi. Je dois impérativement rejoindre ma ville coûte que coûte. Je veux retrouver mon petit appart, mon petit chez moi que je venais de refaire en orange avec du parquet claire et avec la déco IKEA
Je décide de prendre un train pour revenir chez moi, mais je me rends compte que le nom de ma ville n'apparait pas sur la liste des destinations. Mais que se passe-t-il ? Suis-je en train de rêver ?! Je sors alors de la gare en courant. La panique me gagne...Après avoir traversé la rue, je me force à ralentir, à essayer de contôler cette angoisse qui me submerge....Allons, il doit bien y avoir une explication logique à tout cela...Désespérement, je tente de rassembler mes souvenirs de la veille...Un flash me traverse l'esprit : vision de Nadia, en grande conversation avec trois hommes (dont cet homme beau et séduisant de mes souvenirs). On dirait qu'elle les connait mais moi non. La discussion est calme et plutôt bonne enfant et moi, je plane... je ne saisis pas la moitié des mots, ils plaisantent, se marrent... j'ai beau m'accrocher à leurs paroles, je les écoute mais ne les comprends pas. Pourquoi me suis je dans cet état là ? Et surtout comment ?? Pourquoi c'est si dur de me souvenir ! Allez, rassembles tes esprits et tes affaires, Madés, il faut que tu réfléchisses... d'ailleurs où sont mes affaires ??
Je décide de me rendre à la buvette pour prendre un thé. Je m'attable. Je dois avoir l'air d'une folle, les gens me regardent. Allons, du calme. Je remets un peu mes cheveux en ordre. J’inspire, j’expire, je me détends. Il faut que je rassemble tous les éléments. Voyons mon téléphone. Hier soir, j'ai passé deux appels, envoyé trois sms, et en ai reçu un et j'ai un message sur mon répondeur.
Le sms reçu est de Nadia. "T où?" à 1h30 le matin. Pas très informatif.
J'ai appelé Nadia à 20h30 et j'ai appelé mon meilleur ami René un peu après minuit. Pourquoi l'avoir appelé à une heure pareille? Rene est au Japon a ce moment, il est journaliste... Il travaille sur son dernier article... de quoi un a pu discuter la nuit?.....
J'ai envoyé un sms à Nadia à 20h40 "ok, devant le Beaulieu 21h00 Bisous"
Un autre, après minuit, même heure que mon coup de fil, à Nadia encore "revi1 fo kon parle !" Si c'est moi qui ai écrit ça, je ne devais pas être dans mon état normal. Je n'écris pas ces abbréviations, même par sms.
Le troisième est le plus étrange. Envoyé à un numéro que je ne connais pas. "Tout ok, c arrangé. Si pb, on s'en charge." Mais dans quoi est-ce que Nadia a bien pu m'embarquer ? J'écoute mon répondeur : "Vous avez un nouveau message, hier, à 3h47, "on peut venir te chercher avec Steevy si tu veux on s'est croisé hier chez Ruquier il est gentil comme tout il a une BM on sera vite là... enfin ça dépend ou tu es aussi...". Alors la, je ne comprends rien du tout !!! Mais qui c'est lui !! De quoi me parle-t'il ?!!
Bon, j’appelle René. Il faut que je comprenne ! Oh non !! La poisse !! J'ai plus de forfait sur mon portable... ni ma carte bleu d'ailleurs.... Bravo, je suis vraiment dans la merde ! Je retourne mes poches. Il me reste 2 euros pour régler le Earl Grey que je viens de boire. Ce n'est pas le prix de la consommation, mais un sourire au barman arrange toujours l'affaire, quand on est une jolie fille. Je lui promets de repasser au passage.
Je sors du bar et décide de rentrer chez moi à pieds. Une sensation de déjà-vu m'assaille. Ce n’est pas la situation qui est commune, mais cet homme qui se reflète dans la vitre arrière de cette camionnette garée à droite du trottoir. Il faut que je vérifie. Je fais semblant de m’arrêter devant une vitrine pour y regarder des chaussures. L’homme passe derrière moi, et son reflet nouveau me confirme ce que je pensais. C’est un des trois hommes d’hier soir qui discutait avec Nadia, c'est sur ! L’homme au regard envoutant. Sa tête pivote, nos regards se croisent, il comprend que je l’ai reconnu, et entre dans une librairie plus loin.
Je continue mon chemin, je ne sais pas quoi faire. Allez vers lui, non ! Et si c’était celui qui m’avait emprisonnée ?! Je passe mon chemin, je ne dois pas prendre de risques.
Après quelques minutes, je me sens une nouvelle fois suivie. Je n’arrive pas à distinguer d’où cette impression me vient. Mes sens s’emballent. Mon poux s'accélère. Mon instinct de survie prend le dessus, je me sens traquée dans cette ville que je connais mal. Marc, Marc, pourquoi n’es-tu jamais là quand j’ai besoin de toi ? Je panique et emprunte une ruelle sombre située sur la droite. Un homme s’engouffre derrière moi. J’ai peur. Mon adrénaline est en surdose. Il s’approche vite. Je le sais, je le sens. J’ai des frissons. Mes pas s'accélèrent, je cours, de plus en plus vite. Mes pas guidés par le battement de mon cœur.
- Madès, arrêtes de courir, c’est moi !! J'ai à te parler.
C'est l'homme dans mon dos qui parle...mais...je reconnais cette voix , son ton chaleureux mais inquiet m'incite à me retourner. C’est Marc !
- Marc, que fais-tu là ? Tu m’as fait peur ! Je suis trop contente de te voir, il faut que tu m’aides ! Qu'est-ce qui se passe ? Qu..
- Ecoutes il faut se dépêcher ...Nadia n'a plus beaucoup de temps.
- De temps pour quoi ? Je ne comprends rien !! Je n’en peux plus !!
Il m'empoigne par le bras et me tire à lui violement en même temps qu'une détonnation à l'echo bizarre nous assourdi. Je n'entends plus, son affolement me pousse à le suivre autant que la force qu'il met à me traîner derrière lui.
- Nadia reviendra si tu reagis vite et bien, mais tu sais que je ne promets rien !
Il s'eloigne en courant en me laissant plantée au milieu de mes questionnements.
Des bribes reviennent , Nadia qui apparait dans la piece au milieu de la nuit, sa peau tres pâle, sa voix qui m'appelle, un homme passe derriere elle, prends un sac. Le mien. Il retombe a ses pieds, ma carte bleu dans les mains, Nadia tourne sa tête et embrasse le type...Le visage de Nadia est trouble. Je m'efforce de m'en approcher. Elle rit maintenant. Je vois son regard, ses yeux clairs. Elle me tend la main. Je n’arrive pas à la saisir. Je ne la reconnais pas et pourtant tout en elle m’est si familié… Ses cheveux, ses traits, ses lèvres, c’est comme si je me voyais dans un miroir. Tout s’embrouille. Tout explose en moi. Stop ! Je reviens à la réalité. Je reprends possession de mon esprit. Tout au moins, je l’espère. Sur le mur, là, un miroir. Je me regarde et sursaute. Je suis Nadia.
Je me sens mal. Je délire complétement... Il faut vraiment que je redescende de ce mauvais trip, je suis Madès ma soeur est Nadia... je lui ressemble tellement, j'aimerais tellement être comme elle. La jalousie, c'est très laid et je ne suis pas jalouse... juste envieuse de son insouciance, de sa façon d'être, de son aura, cette popularité que je n'ai pas. Bien qu'étant son image, je ne suis que son pâle reflet. Quand vais-je me prendre en main ?
Stop...il faut que je concentre mes pensées. Le problème n'est pas là, c'est bien beau tout ça mais où est-elle ? Et qu'est ce que je faisais dans cette chambre ? j'ai encore dû me mettre dans une belle galère. Elle doit me chercher. Et Marc qui me dit qu’il faut que je réagisse vite pour qu’elle revienne…. Ou est ma sœur !?
Il faut que l’on se retrouve. Il faut que je trouve un moyen de la contacter. Je vais rentrer chez moi. Je l’appellerais de la bas. En marchant, je sens mon vibreur dans ma poche... je suis totalement ailleurs.. et nulle part.. il me fait sursauter perturabant mes pensées. C"EST RENE! mon Dieu! Quelle chance! C'est lui qui m'appelle.
- Rene, surtout ne raccroche pas, je ne pourrai plus t'appeler, j'ai plus de sous... et je suis totalement perdue... -lui dis-je au bord des larmes- que ce passe-t-il... ou est Nadia ? tu comprends quelque chose? Pourquoi je t'ai appelé cette nuit? avec qui j'etais ?... Je ne me rappelle de rien.
- Calme-toi, ma cherie. Elle est avec moi, Nadia.
- … Au Japon?
- M’enfin Mades, tu te rappelles vraiment de rien? Je suis rentre de Tokio hier soir. Quand tu l’as appele, j’etais chez Nadia, elle voulait te faire une surprise...Allez.. tu t’en souviens ?
-...... (silence infernale)
- Bon, tu te souviens au moins pourquoi je suis parti au Japon?
- Ben, oui, ce c'etait pas hier, - ca va, j'arrive a sortir les restes de mon humour - pour faire un article sur les nouvelles decouvertes dans le domaine de la pharmacie.
- Yes! Bravo, ma cherie!!! - s'est exclamé Rene et a rajouté apres une nouvelle pause - bon, si tu te souviens vraiment de rien cela veut dire que cette petite drogue que j'ai amene de ce pays du soleil levant n'est pas si douce que l'on me disait..... Racontes moi ce que tu sais des nouvelles tendances pharmaceutiques !
- Tu m’as droguée ?! C’est toi qui m’a mise dans cette chambre ?! je suis ou, moi ?
-Non, ce n’est pas moi qui t’es mise dans une chambre...
- … je sens bien que je n'étais pas seule... je ne sais pas, je ne sais plus... c'est horrible... je crois que j'étais avec un type je sais pas qui c'est je me rappelle juste d' une odeur de sperme sur ma peau... mon dieu c'est affreux !
Et là Médès fond en larme...quand tout à coup Marc reviens :
- Madès !!!, crit-il
- Oh, Marc...
- Qu'est-ce que tu fais ? Je pensais que tu me suivais ! Que fais-tu ?! Et pourquoi tu pleures ? Avec qui parles-tu au téléphone ?
- C'est René qui m'appelle. Il me parle de médicament dangereux et de pharmacie.
- Raccroche ! Et c'est ça qui te fait pleurer ?
- Non, c'est des histoires d'odeurs de sperme.
- Pffff, arrêtes avec tes bêtises. Viens on a pas le temps !! C'est très important. Si on ne court pas, ils vont nous rattraper.
- Qui "ils" ?
- Je t'expliquerai quand on aura couru assez pour les semer.
- Mais on va où ?
- Je sais pas, par là... Ou peut-être là-bas, et on tourne à droite... Ou bien on va vers ma voiture qui n'est pas loin là-bas. Tiens, oui, bonne idée, on va rejoindre ma voiture.
- En courant ?
- Bien sûr. Arrêtes de parler, viens ! Après je t'expliquerais des tas de choses que tu n'as pas comprises.
- Mais j'ai pas fini avec René !
- Raccroche avec lui et suis moi!!!
Puis nous avons recommencé à courir. J'essayais de dire quelques mots au téléphone en même temps, mais inutile, ça ne donnait rien d'intelligible. Je ne coupais pas la communication, en tout cas. Nous atteignons rapidement la voiture, quelques centaines de mètres plus loin, dans une rue perpendiculaire. Je m’engouffre à la place du passager.
- Marc, vas-tu oui ou non…
- Plus tard … Il faut d’abord les semer !
Je me rends compte que Marc est stressé au possible, alors qu’il faisait mine de garder son calme jusqu’ici. Sa conduite s’en ressent, il démarre en trombe et abîme au passage le pare choc de la voiture de devant, du jamais vu. Il conduit vite, trop vite, les pneus crissent à chaque virage. J’ai beau me retourner, je n’arrive pas à voir la menace qui l’effraie tant. Pourtant, l’adrénaline est dans chacun de ses gestes. Existe-t-il un lien avec l’homme qui est entré dans la librairie ?
Marc me tend un objet, je ne comprends pas ce que c’est… on dirait une capsule de quelque chose…
- Tiens, si jamais il nous arrivait quelque chose, n’hésite pas à l’utiliser
- Mais je…
- Surtout tu ne leur dis rien compris, rien !
Je ne cherche pas plus loin. Cette histoire est folle. Nous passons devant un commissariat, je me dis que nous devrions tout simplement y entrer et demander de l’aide. Cette histoire me dépasse. Mais je ne dis rien. Je regarde Marc. Le stress lui donne des traits presque inhumains. Alors qu’il tourne le volant, je remarque qu’il a sous sa veste un objet métallique, j’aurais dit une arme, mais je n’ai jamais rien vu de tel. Il commence à se calmer, puis ralentit. Je sens la tension redescendre un peu.
- Hier, quand tu es partie, tu devais voir Nadia au Beaulieu à 21h, et j’y étais, moi aussi
- Oui… oui je me souviens de quelques bribes de ça, mais je ne comprends pas, où est ma mémoire ?
- On t’a droguée, ça passera…trois hommes étaient là et nous ne les connaissions pas vraiment. Tous les trois vous draguais, mais en fait, il voulait te soutirer des informations. René est derriére tout cela.
- Qui "ils" ? René ?! Mais quelles informations voyons ?
- Le projet Tango évidemment, le plus en vue.
Mon esprit se brouille encore… le projet Tango… Talleyrand et ses alliés.
- Tu veux parler de ce projet avec Talleyrand ? Mais il n’y a rien de bien méchant ?
- Oui, mais, il y a beaucoup de choses que tu ne sais pas. Si je commence par le début, je dirais que Talleyrand a oublié de te dire beaucoup de chose, comme par exemple…
Mais il n’a pas le temps de finir sa phrase. Avant qu’il n’ait prononcé le mot suivant, une autre détonation à l’écho bizarre retentit et la voiture fait une embardée de plusieurs mètres sur la droite. Marc avait ralentit mais roulait tout de même vite. La voiture butte contre le trottoir, fait un tonneau, puis glisse sur le toit pour venir s’échouer sur le parvis d’une église. Lors du choc, ma tête heurte la vitre latérale. Ma conscience vacille. Puis, c’est le trou noir.
Nous arrivons à nous extirper péniblement de la voiture et nous réfugions en courant dans l'église.
- C'était qui dans la voiture ? demandais-je paniquée.
- Personne, tu as encore des illusions dues à la drogue que tu as absorbée hier soir. Cela ne devrait pas se reproduire, ne t'en fais pas. On va aller dans la sachristie, il y a une sortie par là. Mais avant il faut qu'on parle.
Nous débouchâmes dans une petite pièce longée d'armoires fermées par des draperies, avec un table rustique et quelques chaises. Il me fit asseoir et prit un air grave.
- Ecoute, Mado,...
- Madès.
- Oui, Madès, pardon. Voilà, c'est difficile à dire mais cette odeur de sperme, dont tu parlais tout à l'heure, n'était pas vraiment une odeur de sperme.
- Hein ? Mais comment tu sais ça, toi ?
- Voilà, c'est difficile à dire mais... je ne suis pas tout à fait la personne que tu penses que je suis.
- Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Dans quoi vous m'avez entraînée toi et Nadia ?
- C'est difficile à dire mais... Nadia n'est pas tout à fait la personne que tu penses qu'elle est.
- Mais... et René alors ?
- C'est dur à dire mais René n'est pas tout-à-fait la personne que tu penses qu'il est.
- Tu plaisantes, là, ou je suis en train de devenir folle ?
- C'est-à-dire que... tu n'es pas exactement celle que tu penses que tu es.
- Arrête tout de suite ! Et en plus, René est encore en ligne, on va lui demander ce qu'il en pense.
Je récupére mon portable dans ma poche.
- Et merde...
- quoi?
- mon portable...
- quoi ton portable?
- ben il est naze...
- ah tant mieux !!
- bah non ! Je te dis que mon téléphone est cassé la !! Plus de René, plus de Nadia et plus que toi avec tes phrases spaces dont je ne comprends pas un mot. Me voilà bien avancée !!!
Marc soupira et ajouta :
- Bon, Mades, je vais te dire toute la verité... c'est tres dur a apprendre (a cote: peut-etre c'est mieux qu'elle soit encore sous la drogue, ce sera moins stressant pour la petite).... sois forte, ma cherie... Nadia, elle n'est pas ta soeur-jumelle, elle te rassemble tout simplement, moi que tu prenais pour un tres proche ami de tes parents (que le ciel soit leger comme une plume pour eux... zut, la terre...).. je suis ton pere, Mades..
- ...passes-moi un joint..
- je t'aime, ma cherie, tu sais... tu es ma fille... ici, a l'eglise, on est au calme, je peux te raconter tout...
- arrêtes… s'il te plait...
- Mades. Tu ne dois surtout pas en vouloir a tes parents. Ta mere n'a jamais trompe ton pere..bon, je ne parle pas de moi comme ton pere mais de ton pere qui etait toujours ton pere... bref, elle n'a jamais trompe son mari. Le probleme est qu'il est pas un homme mais une femme.... oui, ta maman est lesbienne... mais elle avait toujours envie d'un enfant... Aves ton "pere" Dominique elles ont pris une decision d'en faire un avec moi...J'etait toujours amoureux de ta mere, si belle, si douce... tu te rassembles beaucoup a elle.... Elle est..
- Dominique etait une femme? mon pere.. arf... cet homme etait une femme? et Nadia? elle n'est pas ma soeur?
- ben... si ... et non.... au fait quand j'ai fait un enfant a ta mere, Dominique en a voulu un aussi... donc, tout compte fait vous etes pas les vraies soeurs....
Un bruit sourd envahit l’église. C’est un hélicoptère qui nous traque. Alors que j’essaie de digérer toutes ces révélations, le mur qui est à notre droite explose dans un vacarme incroyable. L’explosion a tout soufflé, et alors que je ne m’en étais même pas rendue compte, je suis tombée à terre. J’ai du sang sur mon visage, curieusement je pense être blessée sans avoir mal pour autant. Je regarde Marc. Il a reçu le crucifix qui était au mur dans la tempe droite, et ne respire plus. Marc est mort. Mon père, mon vrai père. Il va falloir fuir, fuir une fois de plus cet endroit, mais aussi fuir cette fausse vie qu’on a voulu me donner contre mon gré.
Un homme cagoulé pénètre par la brèche du mur. Mon sang ne fait qu’un tour et mes réflexes se mettent en route au quart de tour. Je me relève, saisit un candélabre et le menace. Il semble s’en amuser. Il retire sa cagoule...c'est René !!
Brusquement, je sens le contact froid d’un canon dans mon cou, un autre homme cagoulé sûrement. Je me retourne. C’est Nadia. Nadia ! Ma vue se trouble à nouveau. Les questions assaillent mon esprit. Pourquoi ? Qui ? Comment ? L'instinct de survie est le plus fort. Je saisis le crucifix, l'arrache de la tempe de mon père.
Mon père...qui ne pourra plus jamais m'expliquer le pourquoi du comment ! Je plante le crucifix dans l'épaule de Nadia et m'enfuis en courant. J’entends un coup de feu.
Là, deux silouhètes s'encadrent dans la porte. Je fais volte face et repart vers le fond de l'église. Nadia se trouve sur ma trajectoire, nos regards s'accrochent tandis qu'elle me met en joue. Je la fixe , elle ne peut manquer de percevoir mon désespoir, je continue ma course. Elle ne tire pas, je la dépasse et à hauteur du cadavre de Marc, fais une cabriole pour récupérer son arme.
Marc est là, à quelques pas avec son crucifix en pleine tête. Nadia et Réné dans le rôle des amis empoissonneurs me tiennent en respect avec leurs armes.
Je dois dire que je ne comprends plus. J'ai envie de pleurer sur Marc mon hypotétique père. Et je vois Nadia, ma sœur, mon amie, hurler dans ma direction, mais je n'entends rien. Il y a toujours à coté d'elle, René qui maintenant se bedonne de rien. Mais lui non plus je ne l'entends pas. Plus rien ne bouge.
Les questions fusent dans ma tête ... certaines sont absurdes d'autres sont tragiques. Rien n'a de sens. Tous ses souvenirs apparaissent sans queue ni tête dans mon esprit. René baise Nadia et moi je suis baisée par tout le monde mais jamais dans mon pieux je suis qu'une minable frustrée droguée et trahie par ses meilleurs amis mon seul secours ? Prendre mes jambes à mon coup garder mon sang froid, ignorer ce pistolet sur ma tempe et appeller steevy pour que je passe demain chez ruquier raconter ma terrible histoire... ou peut étre mireille dumas? ou encore JLD ? pourquoi pas Fogiel ? je ne sais pas ! je ne sais plus ! aidez moi à contacter la prod, n'importe laquelle ! Vite ! au secours ! aidez moi ! Mais que dois-je faire maintenant ?! Mais qu’est ce que je raconte !!! Mon cerveau divague ! Foutue drogue ! De toute façon, il faut que je sorte d’ici. Ils veulent tous ma peau !
Subitement, je bondis, je cours toujours dans cette immense église, j'ai peur, ma respiration est difficile, mon coeur bat à tout rompre, il fait exploser mon corsage, je sens qu'on court derrière moi, ils me rattrappent. Les églises je connais pas trop en plus, je fréquente plutot les boites de nuit moi... ah tiens là il y a une cachette le confessionnal ! Bon Diou! je m'y engouffre vite! vite! ils arrivent ! Non, je ne peux pas rester la !! Je ressors. Le coeur de l'église est éclairé par des arches romanes basses mais larges pour une fois, je me jette à travers l'un des vitraux qui donne sur la rue.
Je tourne dans la rue de Jasmin. Je m’arrête, à bout de souffle. Je décide d’ouvrir la capsule que Marc m’a confiée dans la voiture. Il est écrit "Nice try" dessus. Je m’empresse de l’ouvrir. Elle contient pleins de documents.
Je comprends maintenant que mon seul allié était Marc, ami de mes parents, pére finalement. Toute ma vie, on m’a trompée. Nadia est ma demi-sœur et sort avec René. René, ce traitre, m’a droguée pour me soutirer des informations concernant le projet Tango… Talleyrand et ses alliés. Sous sa couverture de journaliste, il fait parti de cette mafia. Moi, je ne connais que la surface de ce projet. Toutes ces années d’amitié, sortir avec Nadia pour mieux m’approcher, tout cela pour mieux me soutirer des informations ! Je me souviens maintenant ce qui c’est passé cette nuit ! Nadia nous a surpris, René et moi, en pleine action. J’étais droguée, je ne me contrôlais pas. C’est pourquoi elle m'en veut. Et les hommes avec qui elle était hier soir, faisaient partit de cette organisation. Ils ont dû la droguer aussi ! René était prêt à tout pour connaître la vrai mission du projet Tango, qui, en fait, était de démasquer les nouvelles tendances Japonaise en matiére pharmaceutiques tenues confidentiels par le gouvernement japonais. Marc m'a protégé en ne me disant rien. Ils veulent surement cette capsule !
Je sens une présence derriére moi. Je tourne subitement la tête. Quelqu'un vient de m'éffleurer l'épaule... mon regarde devient flou... ma tête devient lourde ...
Mades d’évanouie … et ne se reveillera plus …
FIN
Madison, Didine, Lili, Taliesin, Impromptu, La grande Loulou, Jimmy, Tphosphore, Maylis, Tatiana, Liulee, Tapcoy, Vini, Armand.
Coups Mentaires